Les municipalités environnantes d’Ottawa demandent à la Province de régler l’impasse des ambulances
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Les municipalités environnantes d’Ottawa demandent à la Province de régler l’impasse des ambulances
Ottawa s’appuie de plus en plus sur les municipalités voisines pour les services d’urgence

Le 21 novembre 2016 – Les cinq municipalités rurales de palier supérieur situées à proximité de la Ville d’Ottawa demandent à la province de l’Ontario, et particulièrement à la première ministre Kathleen Wynne et au ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Dr Eric Hoskins, de résoudre l’impasse concernant les ressources municipales des services d’ambulance en milieu rural détournées vers la Ville d’Ottawa.

Ces cinq municipalités rurales, soit le Comté de Renfrew, le Comté de Lanark, les Comtés unis de Prescott et Russell, les Comtés unis de Leeds et de Grenville, et les Comtés unis de Stormont, Dundas et Glengarry, font face de plus en plus à des défis concernant les opérations et le financement des services d’urgence auprès de leurs communautés.

Depuis le transfert des services paramédicaux par la Province en 2001, les volumes d’appels ne cessent d’augmenter, ainsi que les coûts. Bien que les municipalités reconnaissent le financement continu de 50 % provenant du Ministère de la Santé et des Soins de longue durée, la pression exercée par l’augmentation des volumes d’appels a nécessité énormément d’innovation de la part des municipalités afin d’optimiser les services paramédicaux et de répondre aux délais de réponse prescrits par la Loi sur les ambulances.

« Nos services d’urgence sont confrontés à des défis importants en raison des situations où la Ville d’Ottawa n’a pas réussi à satisfaire ses propres ressources et répondre à ses propres demandes de service », a déclaré M. Guy Desjardins, président des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR). « Lorsque nos municipalités sont tenues d’aider et de répondre aux appels en dehors de leurs collectivités, et de plus en plus dans la ville d’Ottawa, elles s’exposent à une augmentation des délais de réponse, à un manque de ressources appropriées chez eux et se retrouvent dans l’impossibilité de respecter ses engagements. »

Les plans de déploiement de la Ville d’Ottawa mettent l’accent sur son noyau urbain plutôt que sur les zones rurales périphériques. En conséquence, la Ville s’appuie sur ses voisins pour combler ses lacunes : de juin 2015 à juin 2016, le volume des appels des municipalités avoisinantes à la ville d’Ottawa a augmenté de 60 %, avec les augmentations majeures provenant de Prescott et Russell (105 %), Lanark (88 %) et Renfrew (41 %).

De plus, la Ville d’Ottawa maintient son refus de rembourser ses voisins pour des services rendus, même si la législation provinciale autorise de telles ententes entre les municipalités voisines. Plusieurs municipalités dans l’Est ontarien ont réussi à mettre en œuvre des ententes transfrontalières pour la prestation de services d’urgence inter-municipaux. D’autres services nécessitent des accords d’aide mutuelle pour les crises d’urgence anormales, comme les catastrophes ou pour un nombre d’appels expressément défini. Ce genre de pratique s’avère fonctionnel et responsable.

« Le fait d’exiger qu’une municipalité réagisse sur une base régulière et quotidienne, hors de son territoire, crée une situation très dangereuse pour la municipalité répondante », a ajouté Michel Chrétien, directeur des Services d’urgence des Comtés unis de Prescott et Russell. « Les ressources s’épuisent rapidement et, par conséquent, la municipalité répondante est incapable de fournir des services adéquats à ses propres résidents parce qu’elle est ensuite appelée à répondre à d’autres appels sur le territoire voisin. »

La position d’un service « homogène » prise par la Direction des services de santé d’urgence impose un fardeau injuste aux municipalités, tant dans la prestation de services paramédicaux appropriés que dans les coûts financiers. Les récentes annonces de la Ville d’Ottawa concernant l’embauche de 38 paramédics supplémentaires jusqu’en 2018 ne résoudront pas l’impasse actuelle, mais serviront plutôt à satisfaire la croissance démographique de la Ville pendant cette période.

« Au-delà de notre obligation légale de répondre, nos municipalités sont prêtes et disposées, en tant que bons voisins, à répondre aux appels d’urgence en dehors de leur territoire. Mais lorsque ces appels découlent directement des plans de déploiement de la Ville d’Ottawa qui favorisent son noyau urbain — exposant ses zones rurales à des délais de réponse prolongés avec l’espoir explicite d’obtenir des ressources paramédicales des municipalités voisines — cela dépasse les attentes raisonnables, et met les vies en danger au sein de nos municipalités », a conclu le président des CUPR, M. Desjardins.

« En bout de ligne, les contribuables en région rurale ne devraient pas être tenus de subventionner les municipalités voisines pour leur manque de véhicules et de ressources. Les municipalités doivent être tenues responsables et ne doivent pas s’appuyer sur les municipalités voisines, sauf dans des circonstances atténuantes. »

Les cinq comtés ruraux demandent donc à la province de l’Ontario de modifier la définition de l’homogénéité afin de répondre aux attentes de la prestation des services paramédicaux d’aujourd’hui. De plus, les municipalités devraient avoir la possibilité de recouvrer les coûts associés à la prestation des services en dehors de leur propre territoire — une condition qui était obligatoire, mais qui a été rendue facultative par la province en 2008.

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